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Le Nouvel An Chinois



Le dernier jour de l'année lunaire - Chuxi -

La veille du nouvel An, tout est entrepris de manière à placer l'année sous les meilleurs auspices.

Le rituel du Cinian

«Â Cinian » signifie «Â prendre congé de l'année ». On rend hommage une dernière fois aux dieux et aux ancêtres par des prières. Sur l'autel des ancêtres, on a brûlé de l'encens et disposé des gâteaux du nouvel An. L'après-midi la famille rend visite aux amis et aux proches pour leur souhaiter une bonne fin d'année. Puis elle va s'atteler aux longs préparatifs du banquet.

Durant ces derniers jours de l'année, les commerçants font un grand étalage de marchandises car la coutume veut que l'on s'acquitte de toutes les dettes avant la fin de l'année, ce qui explique l'apparition de braderies un peu partout.

Les devantures des magasins et des maisons sont parsemées d'emblèmes décoratifs, sortes de porte-bonheurs pour la nouvelle année.

A l'origine les Chinois utilisaient des branches de pêcher au-dessus des portes pour conjurer le mauvais sort au moment de la venue de la nouvelle année. La branche de pêcher est un talisman classique en Chine pour effrayer les mauvais esprits. Il sert également de porte-bonheur. Les taoïstes les utilisaient contre les maladies et les démons. On retrouve le fruit lui-même, la pêche, dans la main droite de Shou Sing, dieu taoïste de la longévité. Pis, vient une période où le bois de pêcher se raréfia, les Chinois les remplacèrent alors par des représentations des dieux des portes men shen en guise de protection, ainsi que des inscriptions sur des bandes de papier.

Ainsi, de la tradition de la branche de pêcher naquirent, les images des dieux des portes, les Taofu, et les sentences parallèles.

Les images des dieux des portes, souvent très colorées, sont imprimées sur papier ou gravées sur bois. Elles sont collées sur les battants des portes extérieures afin de protéger le foyer des esprits malveillants. Les dieux des portes sont représentés comme des guerriers vêtus d'une armure, et tenant dans la main une lance et un sabre.

Leur identité divine se confond avec celle de deux gardiens de l'empereur Taizong (627-649) sous les Tang (618-906). Cela est entre autre dû à une tendance chez les Chinois à diviniser des personnalités humaines, à la suite d'exploits quelconques.

D'après la légende, l'empereur céleste Huang Di fit appel à Shen Tu et Yu Lei pour surveiller la porte de l'enfer située au nord d'une île perdue dans l'océan, et d'empêcher toutes sorties d'esprits malveillants. Tout esprit malveillant qui tentait de fuir était aussitôt attrapé par Shen Tu et Yu Lei à l'aide d'une corde de chanvre, et jeté ensuite aux tigres.

D'autres rapportent que les dieux des portes seraient Qin Qiung et Hu Jinde, deux gardiens devenus légendaires sous l'empire des Tang. L'empereur Taizong, sujet à des cauchemars la nuit, ordonna à Qin Qiung et Hu Jinde de veiller auprès de son chevet jusqu'à ce que les mauvais esprits qui perturbaient son sommeil en soient définitivement chassés.

Les Taofus sont des sortes de talismans en bois de pêcher que l'on suspend également de chaque côté de la porte et qui ont la même fonction protectrice que l'image des dieux des portes.

Les sentences parallèles, appelées «Â chunlian » (sentences du printemps) ou «Â duilian » (sentences qui se font face), sont formées de deux bandes de papier munies d'inscriptions se rapportant à des voeux pour la nouvelle année, la famille, etc... On les colle généralement de chaque côté de la porte d'entrée de la maison, mais la famille peut aussi les suspendre sur les murs de la pièce principale. Les caractères, souvent dorés, sont généralement calligraphiés sur fond rouge - couleur du bonheur, mais aussi parce que, dit-on les mauvais esprits craignent le rouge - sauf si la famille a souffert d'un décès au cours de l'année, auquel cas une bande de papier vierge de couleur blanche se substitue modestement aux sentences flamboyantes traditionnelles.

L'inscription la plus fréquente et relative à toutes conditions et tous rangs est «Â Puissent les cinq bénédictions (longue vie, richesse, paix, amour et vertu, et une fin qui couronne la vie) descendre jusqu'à cette porte ». S'il s'agit de boutiquiers et d'hôteliers «Â Puissent les riches chalands ne cesser de descendre jusqu'ici » (fu ke chang lin), ou «Â Puissent les hôtes venir en nuées » (ke ru yan lai).

Une troisième bande plus petite peut être collée au-dessus de la porte, avec les caractères «Â ji xiang » faste et «Â de bon augure ».

Les Chinois peuvent confectionner eux-mêmes ces sentences parallèles, grâce à des petits livres explicatifs vendus à l'ouverture de la période de fête.

A la maison la famille a pris soin de décorer la pièce principale.

Un autel est spécialement dressé en l'honneur des dieux, orné d'une bande de papier sur lequel figurent tous les dieux et les sages. Appelé «Â l'autel au ciel et à la terre » tian di zhuo, il reste en place tout au long de la période de la fête du printemps et n'est ôté qu'au moment de la Fête des Lanternes.

On achète des fruits en pots dont les mandarines représentent des lingots d'or, ou à défaut, on accroche à des branchages de cyprès des pièces de monnaie. Ces arbres miniatures destinés à attirer la fortune, sont appelés «Â l'arbre qu'il suffit de secouer pour faire venir la fortune » yao qian shu.

Sur les murs on accroche des fleurs de prunus et des branchages de pins qui, ajoutées aux sentences parallèles intérieures, achèvent de donner une atmosphère de fête à la maison.

Toute la journée et, jusqu'au lendemain, pétards et tambours battent leur plein afin d'éloigner les esprits néfastes. Dans le même ordre d'idées, on dépose au seuil des portes des branchages de bois secs servant à repérer ces mêmes esprits malveillants, qui en marchant auraient ainsi fait du bruit.


Le Banquet du Printemps - Chun Jie -

Le banquet est aussi appelé «Â banquet aux dieux de la fortune » (hommage leur est rendu le lendemain du nouvel An et ce jour-là la famille jouit à nouveau du banquet). Le repas du réveillon réunit exclusivement la famille. Il commence tard dans la soirée et se termine à l'aube du premier jour.

Dès l'après-midi, la famille s'affaire au préparatif du repas. Ceux-ci sont particulièrement longs car le menu qui compose le banquet est l'un des plus riches de toutes les fêtes traditionnelles chinoises. Certains mets (la viande séchée et salée) doivent parfois être préparés depuis le début du douzième mois. La variété des plats se retrouve dans la tradition d'un repas composé d'aliments symbolisant le bonheur, la chance, la réussite et la longévité. Ainsi sont communément servis des plats frits à l'huile, symboles de la chance et de la prospérité ; des aliments de forme ronde (boulettes de viandes, pâtisseries, fruits) symboles de la réunion ; des vermicelles translucides, symboles de la fortune ; des nouilles, symboles de la longévité. Il n'y a pas de menu exact préétabli, il est laissé à l'imagination des exécutants.

Deux spécialités sont cependant de mise, les jiaozi, raviolis chinois, et le niangao.

Le jiaozi se présente comme un ravioli dont la forme en demi lune légèrement bombée évoque le Yuanbao, lingot d'argent de cinquante onces. Le consommer permet d'accueillir la fortune et d'entrer dans la richesse («Â zhao cai jing bao »). Il est confectionné durant la veille du nouvel An (shousui) et consommé au moment de la soirée où l'on quitte l'année (cisui). Les jiaozi que l'on mange après minuit (zisui) sont appelés «Â le jiaozi qui a un an de plus » (geng sui jiaozi). Il existe plusieurs sortes de jiaozis, qui en fonction de leur composition sont porteurs de présages différents un ravioli au sucre annonce une douce existence pour l'année ; un à l'arachide une bonne santé et une longue vie. On y glisse parfois des objets métalliques. Un ravioli comportant une pièce de monnaie est synonyme de chance à venir, ou mieux si on tombe sur un ravioli dans lequel on a inséré «Â un ruyi » (sorte de talisman censé assurer la réalisation de tous les désirs), on aura alors des chances de voir tous ses voeux s'accomplir !

Le niangao est une pâtisserie originaire du sud de la Chine, à base de farine de riz glutineux mélangé à du sucre, du saindoux et de l'eau, le tout cuit à la vapeur. En manger constitue un heureux présage. Sa signification est issue du jeu de mot entre gao «Â le gâteau » et gao «Â d'élevé ». Il existe des centaines de types de niangao.

Le banquet est dressé dans la soirée et est consommé après que toutes les offrandes aient été effectuées.


L'heure du Rat (entre onze heures et une heure)

L'heure du rat marque le moment où tous les esprits viennent sur terre participer à la fête.

Des offrandes sont faites aux dieux et aux ancêtres. On dispose sur l'autel des dieux - l'«Â autel au Ciel et à la Terre » - des «Â migong », bâtonnets de sucrerie à base de miel, et des gâteaux de lunes surmontés d'une marque rouge, empilés en forme de petites pagodes ; des fruits secs ; des pommes et des niangaos. Les offrandes restent jusqu'à la Fête des Lanternes et hommage leur est rendu les jours suivant en brûlant de l'encens. Aux ancêtres et aux esprits, on laisse le loisir de jouir du banquet autour duquel on a disposé des bâtonnets d'encens. Une fois le festin virtuellement fini, les plats sont supposés être moins savoureux après leur passage, c'est pourquoi - et aussi parce qu'ils ont eu le temps de refroidir - la famille les réchauffe quand le tour est venu aux vivants de profiter du banquet.

A une heure du matin on brûle l'image des dieux et des sages, et on installe une nouvelle image de Zaojun, dont c'est précisément le retour.

Après le banquet, les parents donnent aux enfants des enveloppes rouges contenant de l'argent (hongbao). Puis la famille va se coucher tout habillée pour quelques heures et dès l'aube les rites reprennent.

«Â La danse du lion »

Le lion ouvre toujours le bal du réveillon. Au rythme des battements de tambours, de cymbales et de gong, des équipes composées de sept à dix danseurs animent les rues chinoises, dissimulés sous le corps d'un fauve géant en papier mâché, drapé de tissus multicolores. Cette activité sportive comprenant toute une série de culbutes et de sauts périlleux, nécessite une habilité extraordinaire. Une tradition ludique, typique du Nouvel An, qui remonte à l'Antiquité.

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Le calendrier chinois
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Chuxi (veille du nouvel an)
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