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Le Nouvel An Chinois



Le jour du Nouvel An et les jours qui suivent

Le premier jour du premier mois lunaire

Le premier jour de l'année est appelé «Â yuan dan » Yuan a pour sens «Â le début », et dan, «Â le lever du jour ». Ainsi le yuan dan indique non seulement le premier jour de l'année, le premier jour du premier mois mais aussi le début de toute une année ; c'est pourquoi ce premier jour est aussi appelé les «Â trois débuts ».

Hommage aux ancêtres

Dès le matin on procède au culte des ancêtres, auxquels l'on exprime sa reconnaissance. On offre devant les tablettes des ancêtres (planchettes en bois sur lesquelles sont gravées les noms des défunts, placées sur l'autel des ancêtres) des gâteaux de nouvel An, des fruits, des aliments sucrés et salés, du vin. On allume de l'encens et des bougies rouges puis on s'incline devant les tablettes en signe de reconnaissance de leur bonté, mais aussi, de celle des dieux, des parents et des aînés.

A la fin de la cérémonie, toute la famille se félicite mutuellement. Les enfants défilent devant les parents et présentent leurs voeux, de l'aîné au plus jeune, et du fils à la fille. Ils peuvent aussi recevoir une enveloppe rouge à ce moment-là.

Le rituel du «Â zuo ke » «Â faire l'invité »

L'après-midi et les deux jours qui suivent, la famille se disperse pour rendre visite aux proches, aux amis, parfois même aux supérieurs, chez qui on va présenter ses voeux et «Â faire l'invité ». Elle envoie des cartes de visite aux parents et aux amis éloignés.
Quelques membres de la famille restent pour recevoir ses propres invités, auxquels leurs sont présentés sucreries, gâteaux, thés et tabac. Offrir des sucreries est une manière d'exprimer aux invités le voeu d'une douceur de vivre et d'une année sans soucis. Les enfants qui viennent présenter leurs souhaits reçoivent une orange par réciprocité de leurs voeux de bonheur. L'orange symbolise le bonheur et la longévité. Donner ce fruit aux enfants signifie «Â Bien des années après celle-ci ». Les invités peuvent donner des enveloppes rouges aux enfants s'il sont issus de la même famille.

Toute la journée durant les pétards ne cessent de résonner.

Ce premier jour de l'année est traditionnellement une journée exclusivement végétarienne, car il marque un nouveau départ, ainsi le corps doit être purifié. La tradition serait issue d'influences bouddhiques, selon lesquelles consommer de la viande est considéré comme impur. Le plat préparé la veille, peut être mijoté ou sauté cependant que les aliments qui le composent restent identiques champignons, pouces de bambou, grains de lotus...


Le deuxième jour du premier mois lunaire

Lors du deuxième jour, les activités de la Fête du Printemps se poursuivent. On continue de rendre visite aux proches et aux amis, et particulièrement aux parents de sa femme puisque ce jour est réservé à «Â l'accueil du gendre ». Ces visites ont pour but de renforcer les liens sociaux entre les familles.

Culte au dieu de la fortune

Devant des cierges et de l'encens allumés, toute la famille prie le dieu de la fortune afin qu'il lui accorde chance et réussite pour l'année qui commence. On couronne la cérémonie par des pétards.

Ce jour-ci le repas est le même que celui consommé au banquet du nouvel An.


souris

Troisième jour du premier mois lunaire

Le mariage des souris

Ce jour-là la tradition veut que l'on ne dérange à aucun prix les souris et qu'on les laisse même grignoter dans les savoureuses provisions de la famille. Au petit matin la famille s'efforce de se lever sans les troubler et dépose même à leur intention de la nourriture aux quatre coins de la maison.

Selon la légende, un charbonnier reçut un jour la visite d'une jeune fille qui lui offrit de lui préparer son déjeuner. Alors qu'elle s'affairait au fourneau il remarqua des empreintes de griffes sur la pâte des raviolis et s'aperçut avec horreur que les mains de la jeune fille étaient semblables aux pattes des souris. Croyant avoir affaire à une sorcière, il voulu lui trancher les mains mais au même moment la jeune fille disparut comme par enchantement. Convaincu qu'il s'agissait d'une immortelle et pris de remords, il décida avec ses amis d'offrir de la nourriture aux souris afin d'apaiser la colère de l'immortelle. Depuis ce jour les souris furent autorisées à grignoter impunément dans les réserves des hommes, un jour par an.

Durant ces trois premiers jours de l'année, la croyance veut que si l'on mange du riz cuit avec trop d'eau, il fera de la pluie toutes les fois que l'on sortira dans l'année.


Le quatrième jour du premier mois lunaire

Le retour des dieux du foyer

Le retour des dieux tutélaires est attendu ce jour-ci, on les accueille à l'aide de rafraîchissements déposés en offrande.

Dans la journée tout le monde reprend ses occupations journalières interrompues par les rites occasionnés au moment de la fête du printemps.


Le cinquième jour du premier mois

Le cinquième jour marque la fin des réjouissances de la célébration du nouvel An, sans que la période de la fête du printemps soit totalement close. On enlève les emblèmes décoratifs dans la maison et les activités quotidiennes reprennent véritablement leur cours.


Le septième jour du premier mois

Le jour de l'homme (ren ri)

Le septième jour du premier mois est celui de l'homme. D'après les anciens écrits de Tung Fang So, censeur de l'empereur Wudi sous les Han (206 av JC - 220 ap JC), les huit premiers jours de l'année sont respectivement attribués au coq, au chien, au cochon, au mouton, au boeuf, au cheval, à l'homme et aux grains. Si un mouton met au monde des petits sur son jour (le quatrième), sa progéniture sera exemplaire, à l'autre condition que ce jour soit ensoleillé. C'est donc à cette date de l'année que les humains changent tous ensemble d'âge et non au jour de la naissance. En Chine un enfant qui vient au monde a déjà un an et s'il est né durant le douzième mois, il aura deux ans le septième jour du premier mois alors qu'il n'aura en réalité qu'un mois d'existence sur cette terre. On dit que si le temps est clair et ensoleillé ce jour-là, les naissances seront nombreuses dans l'année.

Pour fêter l'événement la famille se réunit autour d'un banquet appelé «Â bai shou » qui signifie «Â prier pour la longévité ». Les mets symboliques consommés sont principalement les nouilles, qui du fait de leur longueur constitue le souhait d'une longue vie. Sautés avec de la viande et des pousses de bambou, le plat signifiera «Â nous vous souhaitons une longue vie ». En effet le caractère bambou est homophone de «Â prier, souhaiter » ; et, parce que toujours vert et inaltérable le bambou est aussi signe de jeunesse et de longévité.


La fête des lanternes (15ème jour du premier mois lunaire)

Clôture de la période de festivités du nouvel An

Le quinzième jour du premier mois, la lune entre dans sa première lunaison depuis la fête du printemps (la nuit de l'avènement du nouvel An). Les Chinois célèbrent cette soirée de pleine lune en accrochant des lanternes multicolores à la tombée du soir.

A l'origine, la fête était rendue en l'honneur des astres et des étoiles. «Â La cérémonie d'offrande à l'unité suprême » (tai yi) se déroulait depuis le crépuscule jusqu'au lever du jour. Les offrandes étaient destinées à un univers éternel qui, depuis longtemps précédait l'homme dans sa réalité.

On retrouve l'usage des lanternes dans les temples. Elles y étaient suspendues en hommage au seigneur du ciel Tian Gong, ou encore à cette même unité suprême Tai Yi, élément essentiel dans la cosmologie chinoise.

Au premier siècle de notre ère, l'empereur Ming des Han, instigateur de la propagation du bouddhisme en Chine, ordonna un jour qu'on allumât des lanternes pour honorer Bouddha. On dit qu'il en fit déployer un si grand nombre que Bouddha lui même descendit du ciel pour les admirer.

Plus tard, sous les Tang (618-906), on raconte qu'un autre empereur fit dresser lanternes et ornements dans l'ancienne capitale de Chang An, pour le divertissement de la cour et le ravissement des invités étrangers, associant dès lors l'usage des lanternes avec l'idée d'un certain faste.

De nos jours l'usage des lanternes a perdu son caractère hiératique, il invite davantage à la fête et fait le bonheur des enfants.

Dès l'après-midi une multitude de lanternes rivalisent de couleurs et d'images, aux enseignes des magasins, des boutiques... Elles sont généralement de forme ronde et sont confectionnées avec du papier souvent fin, ou encore du tissu, et autres matériaux.

On en trouve à l'effigie des animaux issus de l'horoscope chinois (tigre, singe, dragon...). Parmi ceux-ci, les plus nombreux sont ceux qui représentent l'animal patron de l'année. Parfois des scènes historiques célèbres sont entièrement reproduites.

La fête revêt un caractère plus social que la fête du printemps elle donne traditionnellement l'occasion de se rencontrer, ou de faire des rencontres, car le soir, on sort pour se délecter du spectacle des lanternes.

Des anciennes coutumes autorisaient aux jeunes seulement deux sorties par an le jour de la fête des pures clartés (qing ming jie), où l'on sortait nettoyer les tombes ; et le soir de la fête des lanternes, au cours duquel la jeune fille partait à la rencontre de son futur fiancé. Dans beaucoup de romans anciens les rencontres se produisent le soir de la fête des lanternes.

La croyance populaire veut aussi que le jour de la fête des lanternes avec celui de la fête de la pleine lune en automne, soient les seuls où une femme enceinte, grâce à un rituel précis, peut connaître le sexe de son futur enfant. Avant minuit, et après avoir fait brûler de l'encens et des bougies devant l'autel des ancêtres, la future mère fait sauter des gâteaux de lune à la poële plusieurs fois tout en murmurant des prières. Puis, tenant un gâteau de lune derrière son dos, elle sort subrepticement de la maison, toutes oreilles dehors. Les premiers bruits ou paroles qui lui parviendront alors, seront des indices révélateurs. La femme retourne ensuite auprès de l'autel et renouvelle le petit rituel culinaire des gâteaux de lune.

Le jour de la fête des lanternes, on a coutume de manger des yuan xiao. Ce sont des boulettes de riz glutineux farcies de saindoux de sucre, de noix, de grains de sésame et de fleurs de canneliers. Là encore il existe une multitude de yuan xiao.

Durant les premières années de la république, on désigna les yuan xiao sous le nom de «Â tang yuan » (soupe de la réunion), car Yuan Shikai (1859-1916), fondateur du régime républicain en Chine, refusa d'être associé au nom d'une friandise. Plus grave encore, xiao étant aussi homophone de «Â faire disparaître », yuan xiao signifiait «Â éliminer M. Yuan »Â !.

La période des festivités de la fête du printemps s'achève sur la venue de cette seconde pleine lune, et laisse place aux nombreuses fêtes traditionnelles qui jalonnent l'année lunaire.


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Le calendrier chinois
L'astrologie chinoise
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Chuxi (veille du nouvel an)
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