Histoire de la soie
samedi 4 décembre 2004 par Damien Pfirsch

- Soie épaisse
- © photo asiannouveau.com
Le secret fut si bien gardé, qu’il faut attendre plus de 2 000 ans pour trouver les premières preuves de l’existence de la soie en Europe à travers des textes d’Aristote (384 av. J.-C., 322 av. J.-C.). Le philosophe grecque mentionne l’existence de sériculture et d’une forme de tissage manuel sur l’île de Kos. Mais il semble que cette filière ne se soit jamais réellement développée. Au premier et deuxième siècle ap. J.-C., la soie chinoise était déjà une matière très recherchée et revendue à des prix d’or en Europe par les commerçants grecques et romains.
Jusqu’au sixième siècle ap. J.-C., la Chine n’autorisait que l’export des fils de soie, et toute personne tentant d’illégalement exporter des cocons de ver à soie était punie par la peine de mort. En 550, deux missionnaires basés en Chine réussirent néanmoins à ramener à Constantinople des cocons de vers à soie ainsi que des semences de mûriers, arbres dont les feuilles sont indispensables à l’élevage des vers. Byzance devint alors célèbre pour la qualité et la finesse de ses soies et broderies, appréciées par tous les monarques d’Europe. Au 12îème siècle, les Maures exportèrent les techniques de la culture de la soie en Afrique du Nord, en Italie et en Espagne.
Luca, ville située au Nord de l’Italie, Florence et Venise devinrent rapidement des centres réputés pour la finesse de leur soie. En France, le tissage de la soie fut introduit sous Louis XIV, et Jean Baptiste Colbert lançait la mode des tuniques en soie. Différentes tentatives furent faites d’introduire la soie en Angleterre, mais ce n’est qu’après l’Edit de Nantes et suite à la fuite en Angleterre de tisseurs français que l’industrie de la soie se développa réellement.
Article publié par www.asiannouveau.com
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