Histoires de fantômes d’Asie - Introduction
vendredi 19 mars 2004 par Emmanuel Deslouis

- Un fantôme modèle
- Le réalisateur de Ring a utilisé une imagerie courante pour représenter les fantômes en Asie.
Leurs longs cheveux raides masquant leur visage, de jeunes collégiennes japonaises, vêtues de robes blanches, s’amusaient en 1998 à effrayer leurs camarades. Et ça marchait ! En effet, tous les adolescents avaient vu et revu le film Ring, qui remettait au goût du jour le personnage du fantôme, incarné pour l’occasion par Sadako, « modèle » des collégiennes. La trame de l’histoire ? Tous les spectateurs d’une cassette vidéo très spéciale meurent sept jours plus tard s’ils ne l’ont pas eux-mêmes montré à une autre personne. Ce film a eu un tel succès qu’il a suscité deux épisodes supplémentaires, Ring 2 et Ring 0, sans oublier une version américaine, Le cercle, et une coréenne, Ring Virus. Plus deux séries TV Ring et la série Rasen. Cet engouement pour le surnaturel a surtout poussé une foule de réalisateurs asiatiques à se (re) lancer

- Ring (1998)
- L’héroïne du film Ring, Sadako.
dans le genre des films de fantômes : Kiyoshi Kurosawa avec Kaïro, Oxide et Danny Pang avec The Eye et Bangkok Haunted, Takashi Shimizu avec Ju-on, Ahn Byeong-Gi avec The Phone, Ann Hui On-Wah avec Visible Secret, Masato Harada avec Inugami, Ram Gopal Varma avec Bhoot, pour n’en citer que quelques-uns.
Un genre qui a vite attiré les amateurs de films hors norme, avant de toucher un public plus large. Aujourd’hui, un grand nombre de spectateurs occidentaux sont familiers de ces apparitions spectrales, mais combien d’entre eux sont conscients de l’importance du surnaturel en Asie ? Les scénarios de ces films de fantômes s’appuient presque exclusivement sur des croyances encore vivaces. Elles remontent à une période très ancienne de l’Histoire de l’Asie, avant les colonisations et l’implantation des religions dominantes (christianisme, bouddhisme, Islam).
