La vie de Bouddha
vendredi 3 décembre 2004 par Damien Pfirsch

- Représentation contemporaine du Bouddha
- © photo asiannouveau.com
Sa mère, Maya, l’aurait conçu lors de son sommeil, en rêvant qu’un éléphant blanc entrait dans ses côtes droites. Par ailleurs, elle lui aurait donné naissance debout, alors qu’elle cueillait un fruit dans son jardin.
L’enfant émergea des côtes droites de Maya, et tout de suite, fit sept pas. Une fois rentré au palais, il fut présenté à un astrologue qui prédit qu’il deviendrait, soit un roi, soit un leader religieux. Ses parents décidèrent donc de l’appeler Siddhârta, « celui qui atteint ses buts ». Son père, qui craignait que tout contact avec les dures réalités de la vie pousserait le jeune Siddhârta à choisir une vie d’ermite religieux faite de renonciations, lui interdit tout contact avec l’extérieur du palais...
Les ravages de la pauvreté, de la maladie et de la vieillesse étaient donc inconnus du prince Siddhârta, qui grandit dans le confort et la quiétude du palais familial. Mais à l’age de 29 ans, il fit, à l’insu de son père, trois excursions en dehors des murs du Palais. Il rencontra alors un vieillard, un malade et vit le corps d’une personne décédée. Surpris et dérangé par ses découvertes, il entrepris une quatrième sortie et fit connaissance d’un sage itinérant. Siddhârta décida de suivre cet exemple et de mener une vie d’ascète.
Sachant pertinemment que son père,qui le destinait à sa succession, s’opposerait à sa décision, il s’enfuit discrètement du palais après avoir offert ses possessions à ses serviteurs. Abandonnant totalement sa vie luxueuse, il mena pendant 6 ans une vie d’ascète, tentant à travers divers disciplines du yoga de se détacher des plaisirs charnels. Mais après une si longue pratique de rigueur et d’abstention, il tomba gravement malade. Il accepta alors un bol de riz que lui offrait une jeune femme qui le prit en pitié.
Après avoir mangé, il réalisa que l’ascétisme ne pouvait être la voie vers la libération des souffrances et l’illumination. A un endroit connu sous le nom de Both Gaya (le lieu de l’illumination), il s’assit au pied d’un banyan et médita. Après avoir vaincu pendant la nuit les forces du démon Mara, Siddhârta atteint l’illumination et devint un Bouddha (l’illuminé) à l’âge de 35 ans. Il continua ensuite à méditer, assis sous l’arbre, puis debout. Durant la cinquième semaine, il fut entourée d’inondations provoquées par des pluies torrentielles, mais fut protégé par les anneaux du roi serpent Mouchilinda. Après sept semaines, il décida d’arrêter sa méditation pour partager ce qu’il avait appris et encourager d’autres personnes à suivre sa voie, la voie du milieu.
Il donna son premier sermon dans une forêt remplie de cerfs, située aux alentours de la ville de Bénarès. Rapidement, de nombreux disciples le suivirent, et le Bouddha passa les 35 années suivantes de sa vie à parcourir le Nord de l’Inde pour partager son enseignement.
Bien que Bouddha ne se présentât jamais comme un Dieu, objet de prière et de dévotion, de nombreux miracles lui sont attribués par la tradition. Le Bouddha mourra à l’age de 80 ans et fut incinéré. Ses reliques furent alors distribuées à ses disciples, qui les portèrent à différents endroits d’Inde et d’Asie du sud-est, ou elles furent préservées à l’intérieur d’imposants stupas, devenus depuis des lieux de pèlerinage.
Article publié par www.asiannouveau.com
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Damien Pfirsch
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