Webzine Eurasie

Le kabuki

dimanche 28 septembre 1997 par Patrick Le Gac

Inhérent à la pensée japonaise, le kabuki, né au début de l’ère Edo, est un divertissement scénique des plus spectaculaires.

Cette comédie musicale populaire, créée à ses origines, selon la légende par Okuni (une danseuse et prêtresse) afin d’obtenir des fonds pour le sanctuaire d’Izumo, dévoile les paradoxes d’une société autrefois sensuelle et brutale. L’excès esthétique n’a pas de mesure. Il est la sève, la fleur et le fruit de ce théâtre total.

Navigation rapide

Le kabuki mêle, à l’instar du théâtre shakespearien, drame et bouffonnerie, histoire et légende. Le kabuki codifie, comme dans le théâtre de tréteaux italien, les personnages par leurs costumes et leur maquillage qui sont en soi des écritures. Les méchants ont le visage peint en bleu, les clowns ont la face bariolée, les jeunes premiers portent un trait rouge au coin de l’oeil. Les machineries contribuent aux effets de surprises et de rebondissements. La musique de scène assure, par un ensemble constitué de cordes, de flûtes et de percussions, une rythmique essentielle au spectacle. Le jeu des acteurs - exclusivement masculins depuis un décret interdisant la scène aux femmes (en 1629) et aux jeunes gens (en 1652) - est des plus codifiés. La sensibilité de chaque acteur participe à la représentation de l’exubérance. Le kabuki séduit par cette incroyable prééminence du jeu sur le texte. Il divertit car il se préserve du réalisme. Il fascine car la beauté est sa seule loi.

Kabuki

Phonétiquement le mot signifie musique (ka), danse (bu) et technique ou jeu (ki). Kabuki dans son sens global voulait dire à l’origine « être à la mode », « être à l’écoute de ce qui est nouveau », « inhabituel » voire « excentrique » ou « extravagant ». Il désigne aujourd’hui l’une des formes majeures du spectacle vivant japonais.

Hanamichi

Ce pont, passage surélevé traversant la salle, permet non seulement aux acteurs de se rendre de leur loge au plateau mais aussi de se faire admirer du public lors de leurs entrées et de leurs sorties toujours très remarquées. Ce « chemin aux fleurs » favorise les jeux de séduction des interprètes et ravit l’audience tant la proximité accentue la confusion des sentiments.


Annonces générales :

Accueil du site | Contact | Plan du site | Sites Web | En résumé | Espace privé | Statistiques | visites : 1719378

Droits d’auteur - copyright   Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Arts asiatiques  Suivre la vie du site Les arts japonais   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2b + ALTERNATIVES